Zoraldia.com |
Ongi ettori Bienvenue Welcome |
|
|
Introduction |
Construction d'un abri de jardin / atelierObjectif de cette pageCette page vise à partager mon expérience de constructeur sur un cas assez simple mais relativement intéressant de construction. Elle doit permettre à tous ceux qui désirent se lancer dans un projet similaire de trouver les pistes de réflexion, parfois triviales pour le spécialiste, mais o combien utiles au néophyte. Autant que possible les points délicats sont assortis de photographies pour faciliter la compréhension. Néanmoins, n'étant pas spécialiste de la construction, cette page n'a pas valeur de recommandation et n'engage pas son auteur. Il est vivement conseillé de prendre l'avis d'un spécialiste ou de se référer à des ouvrages spécialisés pour les cas pouvant mettre en cause la sécurité des personnes. Tous les prix indiqués sont exprimés TTC (TVA 19.6%). Description généraleLa construction envisagée comprendra une partie "abri de jardin" proprement dite (1.5 m x 4 m) et une partie atelier de bricolage (5.1 m x 4 m). Les murs sont prévus en blocs de béton (parpaings) avec enduit extérieur et la toiture en tuile canal type "Méridionale". L'ensemble doit être implanté sur un terrain légèrement en pente d'où des travaux de terrassement pour niveler le sol. Le sol intérieur sera constitué d'une dalle flottante sur terre-plein; la dalle sera isolée du sol et des murs périphériques car à terme il est possible qu'une isolation des murs et de la toiture soit réalisée.![]() ![]() ImplantationOn se renseignera auprès de la mairie pour connaître les règles locales d'urbanisme. En général, la construction doit être située soit:Quand on se place en limite, la face externe du mur doit être juste sur la limite et le toit ne doit pas déborder; ceci oblige à une construction particulière de la toiture. Quand on se place au delà de 3 mètres, aucune des parties de la construction ne doit traverser le plan vertical qui passe par ces 3 mètres. Structure générale de la maçonnerie![]() Sur la figure précédente, on aperçoit le principe de dalle flottante reposant sur des appuis maçonnés sur le rebord de la semelle et sur des plots intermédiaires. L'ensemble de la dalle est isolée du sol par un isolant polystyrène de 6 cm et une bande de 3 cm en périphérie. On remarque aussi deux chaînages horizontaux (blocs en U ) : un premier au niveau de la dalle et un second en partie haute sur lequel repose la charpente. FondationsTerrassementLe sol sur lequel doit être implantée la construction est en pente sensible (15%) ce qui oblige à creuser d'à peu près 70 cm de plus en partie haute qu'en partie basse. De plus l'épaisseur de la couche de terre est assez variable (sur l'ensemble du terrain, parfois 0 cm parfois 1m puis c'est une roche schisteuse). Il importe malgré tout de creuser en partie basse pour aller chercher un sol suffisamment dense. j'ai décidé de creuser d'abord sur 1 m de large puis de faire une fouille de 50cm de large pour la semelle (40 cmX20 cm). Je pense m'en sortir avec 30 cm en partie basse et 1 m en partie haute pour le haut de la semelle. La semelle recevra des armatures de 6 fers de 7,5 mm de diamètre. Semelle de 25 cm x 40 cm en périphérie avec armature de section 15 cm x 35 cm. Quelques plots intermédiaires d'appui de la dalle sont prévus tous les 135 cm environ. Des points d'appui maçonnés sont prévus avec un écartement sensiblement identique sur le bord intérieur de la semelle.Béton de propretéUne fois la fouille terminée, on coule 5 à 8 cm de béton dans le fond. Ce béton de propreté a plusieurs fonctions: ![]() Personnellement, je dose ce béton à 300 kg/m3. Coffrage des semellesIl convient de réaliser le coffrage des semelles avec beaucoup de soin. Une parfaite horizontalité est requise puisque celles-ci serviront de base à toute la construction. Par ailleurs, il est recommandé de réaliser la coulée du périmètre en une seule fois, donc de prévoir suffisamment de planches pour réaliser le coffrage intégral. Coût des planches: 1.90 €/m pour des planches de section 27 mm x 220 mm. ![]() Le calage et la mise à l'horizontal d'un coffrage d'une telle dimension n'est pas chose très facile si on tient compte des déformations inévitables des planches de coffrage. Le calage peut être réalisé en plaçant de ça de là des cailloux et en se basant, pour l'horizontalité, sur un règle assez longue (5m) placée latéralement contre les planches. Un coup de crayon permet de repérer la ligne droite horizontale et de finir à la raboteuse éventuellement. Pour empêcher le coffrage de bouger pendant le rabotage et la coulée, il est recommandé de placer des sabots de mortier à intervalles réguliers et de laisser durcir. Sabot de mortier.Pression exercée sur le solPour le dimensionnement des semelles il faut savoir que la semelle vise à réduire la pression exercée sur le sol par la construction. La valeur de la pression admissible dépend bien sûr de la qualité du sol porteur et va de 200 000 Pa pour un remblai non tassé à 20 000 000 Pa pour un sol rocailleux compact. La détermination de la pression admissible reste donc assez empirique pour le particulier qui ne dispose pas de moyens de mesure. Pour ma part, je me suis basé sur ce qui avait été fait pour la construction de ma maison sur le même sol. Malgré tout, pour avoir une idée de la pression exercée par la construction je suis parti des valeurs suivantes (pour 1m linéaire de mur): Total: 1050 kg/m. S'agissant de charges permanentes, on prend un coefficient de sécurité de 1.35 ce qui donne 1050 x 1.35 kg/m=1417 kg/m Il est d'usage de prendre en compte une charge d'exploitation (non permanente) de 1125 kg/m par niveau de plancher Soit un total définitif de 2542 kg/m Les formules qui s'appliquent sont assez simples: Pour un mètre de semelle de 0.4 m de large ceci donne une pression de 2584 kg x 9.81 N/kg /0.4 m2=62342 Pa Ce qui reste tout à fait acceptable même pour un sol de mauvaise qualité.Autre critère de dimensionnentLes règles de l'art indiquent que la semelle doit avoir une hauteur h>=20 cm. Par ailleurs si m est la largeur du mur et S la largeur de la semelle, il faut h>((S-m)/4)+5 cm. Avec une semelle de 40cm, h doit être supérieur à 10cm. C'est donc la première contrainte de 20 cm qui s'applique.Ferraillage Il
existe dans le commerce des armatures standard pour les semelles. Pour ma part, j'ai opté pour une armature à 6 fils longitudinaux de 7.5mm de diamètre , ce qui
est plus que le nécessaire dans mon cas mais reste d'un coût relativement acceptable 3.5 €/m.
Il faut savoir que les fils longitudinaux permettent de compenser les variations de portance du sol alors que les fils transversaux empêchent la fissuration longitudinale.
Pour les chaînages horizontaux, et verticaux, j'ai employé des armatures à 2 fers de 10mm de diamètre à 1.33 €/m.Pour la liaison des armatures dans les angles, on peut utiliser des équerres de 1 m x1 m réalisées avec du fer de diamètre 7 mm plié. Il faut prévoir la liaison aussi bien dans le plan horizontal que vertical. On peut aussi utiliser les armatures de base et en replier une longeur suffisante à chacun des angles. Il est conseiller de ligaturer les fils entres eux avec du fil de fer. Pour les armatures raboutées, on peut recourber les extrémités des armatures l'une sur l'autre comme le montre la figure suivante. Un petit morceau de tube de 25cm de long, qu'on enfile sur les fers, permet d'avoir la force nécessaire (effet de levier). ![]() Pour le départ des fers du chaînage vertical , on recourbe les extrémités dans deux directions. Un gabarit grossier (figure suivante) permet de positionner les fers à la bonne distance des bords. ![]() On remarquera également les entretoises (morceaux de planche) qui permettent de tasser la terre d'appui extérieure au coffrage qui resistera à la poussée du béton sans que le coffrage ne se déforme. Ces entretoises sont placées à intervalles réguliers et sont retirées après remplissage du coffrage avec le béton. Coulage des semellesDe préférence l'opération est à réaliser en une seule fois. Je n'ai pas souhaité faire appel à du béton préparé car mon chantier est difficilement accessible sans détérioration de l'environnement. L'opération s'est donc faite à la main avec une bétonnière de 130 l. En pratique, on ne peut guère y mettre plus de 80 l de béton. Pour éviter le raccord sur du béton déjà pris, il faut avancer des deux cotés simultanément pour refermer le périmètre. Deux bétonnières à un bout, deux bétonnières à l'autre bout. Pour couler les quelques 2.1 m3 de béton (dosé à 400kg/m3), seul, il m'aura fallu 12 heures de travail (incluant 1 heure pour déjeuner) et pas loin de 5 litres d'eau à boire malgré le temps couvert et doux. Après la douche, exténué, j'avoue que j'ai bien apprécié un excellent Whisky. Voici le résultat. ![]() Pose du premier rang de parpaingsLa pose du premier rang de parpaings nécessite de prendre son temps pour réaliser un quadrilatère aussi rectangulaire que possible. Je dose le mortier à 400 kg/m3. Le mortier ne doit être ni trop sec (difficulté à mettre le parpaing à niveau) ni trop humide (le parpaing descend tout seul). ![]() Certains recommandent l'usage d'un cordeau pour aligner les parpaings. Personnellement, je n'utilise le cordeau que pour placer les parpaings d'angle et éventuellement un parpaing intermédiaire, puis j'utilise une règle de 5 m. Le cordeau a en effet tendance à bouger quand on appuie un parpaing dessus et on est jamais certain de sa rectitude. En tenant la règle d'une main contre deux parpaings très distants et positinnés au cordeau, on peut venir en appui franc sur la règle. J'utilise la règle à la fois pour l'alignement latéral et l'alignement horizontal. Pour déposer le mortier, j'utilise le petit accessoire suivant (photo) fabriqué avec quatre tasseaux de 21 mm x 21 mm et d'un peu plus d'un mètre de long. Il offre deux avantages: ![]() Il ne faut pas omettre de remplir les joints entre les parpaings en ayant soin de bien tasser le mortier dans l'espace vide. Chaînage au niveau de la dalleIl est recommandé d'assurer un chaînage périphérique à chacun des niveaux et en partie haute. Pour ce faire on dispose des blocs en U que l'on remplit de béton après y avoir placé les fers (2 x 10 mm). Attention au dos, un blocs en U pèse près de 26 kg. ![]() Dans les angles, il faut tailler les blocs comme le montre la photo suivante de manière à assurer la continuité du coffrage. Pour la découpe, on utilise une meuleuse munie d'un disque diamanté. ![]() Pour le ferraillage, j'ai utilisé des armatures à deux fers de 10 mm, en prévoyant un large recouvrement (1.2 m). ![]() Voici ce que cela donne une fois rempli de béton. ![]() Drainage![]() Pour assurer le drainage, on réalise d'abord une forme en béton (cunette) sur laquelle on viendra poser un drain en PVC enrobé dans une chaussette d'intissé elle-même remplie de cailloux. Il faut que le drain soit toujours au dessus de la semelle et à au moins dix centimètre sous la surface de plancher. Il faut également prévoir une pente suffisante (2 cm/m) pour que l'eau s'écoule bien. ![]() Après réalisation de la forme en béton prévue pour recevoir le drain, on s'aperçoit qu'il y a un risque d'infiltration entre cette forme et( la semelle. Pour éviter cela, on réalise un enduit en mortier hydrofuge tel que montré sur la photographie suivante. ![]() Pour parfaire le tout, on applique deux couches de bitume, y compris sur le coté bas (non drainé). On est donc prêt à placer le drain et à remplir la fouille de cailloux. ![]() ![]() Réalisation des appuis de la dalleDes plots, répartis à intervales régulier sont maçonnés sur le bord de la semelle pour supporter la dalle. Des plots intermédiaires sont aussi prévus en pleine dalle. ![]() ![]() ![]() Voici la terre-plein rempli de cailloux. ![]() Ce racleur, fait maison, permet de dresser la couche de sable qui supporte le polystyrène (6cm). ![]() Au final, voici l'ensemble prêt à recevoir le béton pour la dalle. On distingue, le polyane d'étanchéïté, le treillis métallique et l'isolation périphérique de la dalle (3cm de polystyrène extrudé). ![]() Montage des mursPour le montage des murs, il convient que les parpaings du premier rang soient parfaitement alignés et à niveau. On monte les parpaings face lisse (pleine) vers le haut, sur un lit de 2 cm de mortier et on parfait le niveau à la massette. On soignera particulièrement la précison car les rangs suivants seront d'autant plus facile à poser que le premier sera proche de la perfection. Personnellement, je parts d'un angle puis, si la longueur de la règle le permet (pour mon cas, sur la largeur), je positionne l'autre angle à niveau en alignant les parpaings latéralement avec la règle. Si la règle, n'est pas assez longue, je place un bloc intermédiaire à niveau, en ayant soin de mettre en place les parpaings intercalaires pour la distance. Les parpaings viennent en appui l'un contre l'autre. Il faut ensuite sceller les parpaings intercalaires. Une fois le premier rang exécuté, on décale d'une demi longueur et on s'arrange pour que les parpaings soient parfaitement alignés dans le plan vertical. Pour cela, on place le niveau à bulle contre le parpaing du bas et on amène celui du haut en appui et parfaitement aligné. On règle le niveau puis on vérifie qu'il n'a pas bougé. En terme d'efficacité et de fatigue, je place un rang de 42 parpaings en un jour. Le mortier est gâché dans une auge par petite qauntité. Je prépare un mélange de 5 sceaux à la fois (5 sceaux de sable et 1,5 sceau de ciment). Voici mon bâtiment àprès cinq rangs .![]() Réalisation des linteaux de portes et fenêtresVient enfin le moment de réaliser les linteaux de portes et fenêtres. Pas besoin d'acheter des étais. Quelques parpaings ou planches, complétés de quelques chutes de bois, suffisent amplement. Pour les linteaux, coffrés, j'utilisent des armatures à quatres fers de 8mm.![]() ![]() ![]() ![]() Réalisation du chaînage supérieurAprès avoir réalisés les linteaux, on attend 3 jours pour réaliser le chaînage supérieur (identique à celui du bas), sur lequel viendra reposer l'ensemble de la charpente. Les murs ne sont pas terminés pour autant puisqu'il faut encore quatres rangs à l'avant et deux à l'arrière (toiture débordant plus sur l'avant). Réalisation des pointes de pignonPour réaliser les pointes de pignon, j'ai réalisé un support en panches, qui matérialise par un fil tendu la bordure supérieure du pignon. Ce triangle est réalisé au sol à partir du calcul, puis enfilé dans le passage des entraits. ![]() Une fois la pointe de pignon réalisée grossièrement, il faut terminer par une arase. Pour cela on réalise un coffrage ad hoc, en ayant soin de prévoir les réservations pour le passage des pannes. Des blocs de polystyrène, découpés en prévoyant un peu plus large et plus haut, y pourvoient parfaitement. Par sécurité (erreur de positionnement du coffrage, etc...), on prévoit cette arase sur la médiane des chevrons. Comme un chevron viendra s'appuyer contre le mur à l'extérieur il n'y aura ainsi pas de jour et pas de risque que l'arase dépasse le haut du chevron. ![]() ToitureLivraison des matériauxLe bois m'a été fourni sur liste, c'est à dire que chaque pièce a été réalisée avec les dimensions demandées. Le prix est évalué en fonction du volume. Ici 330 euros TTC / m3. Voici mon garage après que le bois y ait été rentré. Les pièces les plus volumineuses font 22 cm X 8 cm X 550 cm. ![]() Ainsi que les tuiles, livrées en palette à mon portail et descendues avec ma remorque. ![]() Réalisation des fermesTout d'abord, l'outillage.Je n'envisagais pas sérieusement de scier les bois de 80 X220 à la scie égoïne à main. Je me suis donc procurer une scie égoine électrique. C'est un investissement important mais qu'on ne regrette pas. Par ailleurs, comme j'avais décider de chantourner les extrémités des entraits, pannes et chevrons, je me suis aussi procuré une bonne scie sauteuse. J'avoue que l'outil est un peu limité pour ce genre de travail, au début j'ai cassé beaucoup de lames. En fait, il faut exercer le moins de pression possible et compter sur l'avance naturelle de la scie grace au mouvement pendulaire. De plus la lame a tendance à se pencher d'un coté (toujours le même. Il faut donc repérer ce sens de manière qu'elle ne pénêtre jamais à l'intérieur du dessin, puis retourner la pièce et repasser sur le dessin avec l'inclinaison naturelle de la lame toujours sur l'extérieur du dessin. Une raboteuse électrique permet également de donner une finition acceptable aux parties visibles de l'extérieur. Les fermes en elles-mêmesLa mise en place des entraitsLa première difficulté a été de mettre les entraits en place vu leur poids (5,5m de long et près de 70kg). Attention toutes les manipulations décrites sont à haut risque. La plus grande clarté du chantier et la plus grande prudence s'imposent. Un entrait qui vous tombe dessus c'est l'hôpital à coup sûr si ce n'est le corbillard. Pour les apporter de leur lieu de stockage vers le chantier, j'ai posé une extrémité sur un diable repliable façon chariot puis j'ai soulevé l'autre extrémité et ai fait rouler l'ensemble. Ensuite pour les monter, j'ai utilisé deux traiteaux ajustables. Les mêmes m'ont d'ailleurs servi de support d'échaffaudage pour la maçonnerie et la pose de la charpente. Le jeu a consister à poser une extrémité sur un tréteau, puis l'autre sur l'autre tréteau (à 1,7 m de haut environ). Cela nécessite un peu de force. Une fois à ce stade, en se rehaussant grace à une échelle placé le long de l'entrait (échelle en A), il faut attrapper une extrémité pour la placer au dessu du mur (voir dessin). Pour ce faire il peut être utile d'incliner le tréteau opposé de manière à ce qu'en soulevant l'extrémité le tréteau ait tendance à se remettre vertical ramenant ainsi la pièce soulevée vers le mur sur lequel on désire la poser. C'est le moment qui demande le plus de force. Ensuite; il faut déplacer l'échelle vers l'autre coté pour engager l'entrait dans la meurtière aménagée dans le mur. J'ai aussi judicieusement utilisé les ouvertures du local (portes et fenêtre), sinon, il aurait fallu que j'opère en me plaçant en diagonale dans le local ce qui aurait entrainé des risques de dérappage supplémentaires. Nota: il faut calculer la hauteur à donner aux meurtières en tenant compte des divers inclinaisons de l'entrait lors de sa mise en place (voir dessins ci-dessous). ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Marquage de l'axe du faîtage sur les entraitsCette opération est fondamentale car elle va influer sur la rectitude du toit. C'est par rapport à cet axe que tout devra ensuite être calculé. Il ne faut pas se baser trop sur la maçonnerie qui n'est pas toujours très précise et mieux vaut un toit un peu décalé ou désaxé qu'un toit gauche. On repère au mieux l'axe sur le deux entraits extrêmes. c'est à ce moment qu'on trouve les compromis sur les défauts de maçonnerie. Ensuite on tire un cordeau entre les deux points extrêmes et on marque le passage de l'axe sur les autre entraits. Le montage du poinçon(Se référer à l'image suivant le texte) Plutôt que de réaliser un poinçon massif difficile à manipuler et à mettre en place, j'ai préféré réaliser un poinçon moisé (deux planches de 50 mm à l'extérieur et le coeur dans l'épaisseur des entraits soit 80mm. On commence par fixer une petite planchette sous l'entrait qui déborde pour y poser les moises du poinçon de manière à les clouer bien verticalement sur l'entrait et centrées sur l'axe. On ne manque pas d'aménager dans ces moises, une encoche pour la panne faîtière. On réalise la même opération sur l'autre face. Une fois les moises en place, on réalise le coeur du poincon en le coupant en pointe selon la pente du toit. C'est sur les partie obliques que viendront ensuite s'appuyuer les arbalétriers. On cloue provioirement le poinçon entre les deux moises. Ensuite on consolide le tout avec des boulons. On peut finalement retirer la planchette support clouée au début de l'opération. ![]() Mise en place des arbalétriersOn aura bien compris que les opérations évoquées précédemment supposent qu'un plan précis soit réalisé pour chaque pièce. Ceci est loin d'être évident tant il y a de pièges dans lesquels il ne faut pas tomber dans le calcul des cotes. C'est une opération vraiment indispensable car on ne saurait improviser. Après avoir découpé les arbalétriers les monter provisoirement en les appuyant sur les parties obliques du coeur de poinçon. Puis les clouer et les boulonner sur le poinçon. Normalement, une fois boulonnés sur le poinçon, il ne devraient pas avoir tendance à glisser sur les entraits. On ajoute cependant une ou deux vis de 240 mm de long par le dessus de la pointe du pied, vissées dans l'entrait. Réalisation des jambes de forceLes jambes de forces sont réalisées à l'aide de deux moises de 50 mm et boulonnées. Normalement il aurait mieux valu réaliser une triangulation parfaite en évitant les quadrilataires mais je me suis laissé guider par mon inspiration du moment et j'en ai pris conscience après coup. Réalisation et pose des pannesLes pannes (et les chevrons) sont chantournés pour rester dans le style de l'habitation (voir plus haut). Pour poser les pannes, j'ai d'abord coupé les parties centrales car je n'envisageais pas de placer des pannes de grande longuer seul. Ces parties centrales sont coupées à 45 degrés, face oblique vers le haut, et les extrémités sont également coupées à 45 degrés, face oblique vers le bas. On règle le positionnement par rapport à une ferme de référence et on visse les parties obliques d'abord sur les entraits puis l'une sur l'autre (vis rocket de 24 cm par 6mm). ![]() Ancrage de la charpente dans la maçonnerieLes entraits ont été rendus solidaires du chaînage haut à l'aide de pentures de volet (voir photo ci-après). Du coté des vents dominants (de travers) la panne basse a été rendue solidaire des entraits de la même manière. Pose des chevronsLes chevrons sont d'abord coupés à longueur (attention aux coupes obliques d'extrémité). Il vaut mieux réaliser une équerre à l'angle voulu dans du médium de 5mm avant de commencer. On pose le premier et le dernier chevrons d'une face d'abord en veillant à être très précis sur: L'écartement précis des chevrons intermédiaires importe peu sur la pose de tuiles mais concerne juste l'esthétique. Les chevrons sont fixés sur les pannes par des vis de 6mm x 220mm. Il faut pour cela une visseuse ayant suffisamment de couple. J'ai utilisé ma perceuse munie de l'embout ad hoc. Il est souhaitable d'aligner les sections basses des chevrons car elles recevront les planches de rive sur lesquelles seront fixées les gouttières. Pour ce faire, on tend un cordeau entre les sections inférieures des chevrons extrêmes et on aligne les autres dessus. Il n'est pas nécessaire que les sections des chevrons au niveau du faîtage soient parfaitement jointives car le premier liteau est en général en retrait de quelques centimètres (trois dans le cas de mes tuiles). ![]() Pose des voliges et de l'écran de sous-toitureAvant toute chose: la sécuritéJusqu'à présent, j'étais intervenu au niveau de la toiture, essentiellement par le dessous, en aménageant une plateforme sur deux chevrons eux-mêmes posés sur deux tréteaux ajustables en hauteur. Pour poser l'écran de sous-toiture et les tuiles, il est incourtournable d'être sur le toit. Personnellement, je ne suis pas très à l'aise en hauteur et puis, une glissade et une chute sont plus vite arrivées qu'on ne le prévoit généralement. J'ai donc décidé d'investir dans un harnais et un coulisseau anti-chute (coût: environ 150 euros). j'ai accroché l'extrémité de le corde sur le milieu la panne faîtière au centre du faîtage en m'arrangeant pour faire systématiquement un noeud particulièrement sûr (noeud en huit double ). Il faut d'abord passer la corde autour de la panne puis passer l'ensemble du rouleau de corde avec l'antichute dans la boucle. RôleLes voliges sont placées uniquement sur les avancées de toiture et n'ont dans mon cas qu'un rôle esthétique. Elle sont clouées sur les chevrons par le dessus bien-sûr. En bordure de pignon, celle-ci seront placées entre deux contre-lattes (les mêmes que celles qui serviront à fixer l'écran car les voliges étant moins épaisses que les lattes les liteaux ne reposeraient pas à plat. L'écran sert principalement à limiter les effets de pression et de sucion du vent sur les tuiles et à canaliser les fuites d'eau ou de neige poudreuse vers l'égout. il est tendu sur les chevrons et maintenu par une contre-latte clouée. dont le rôle est d'assurer une ventilation minimum. ![]() Pour éviter les risques de déformation dues à l'humidité, les voliges recoivent une couche de peinture (préimpression sur les deux faces. Voici la toiture, avec seulement une rangée de tuiles et le faîtage manquants ![]() Travail en cours (à suivre) |
LIENS
Lectures recommandées Cause commune par Philippe AIGRAIN Internet et Création par Philippe AIGRAIN Livre Blanc de l'April Les modèles écomnomiques du Logiciel Libre Les principaux défenseurs du Logiciel Libre
![]() La Quadrature du Net Ma distribution GNU/Linux préférée
Oui on peut changer le monde
|
||
|---|---|---|---|---|
|
Previous
|
Home |
Next |
||
| ZORALDIA.COM | Conctactez moi 38.107.191.95 | Ce site ne garantit en aucune manière l'exactitude de son contenu. L'utilisateur est responsable des conséquences engendrées par son utilisation. En utilisant ce site l'utilisateur reconnait avoir lu et accepeté ses conditions d'utilisation. |